Les 10 jobs que vous n’exercerez (peut-être) plus à l’avenir

Selon un article de Mashable, aujourd’hui si vous souhaitez un métier d’avenir, mieux vaut que vous deveniez « wedding planner » (coach en mariage) plutôt que secrétaire ou facteur. La faute à… la révolution numérique ! Et dans « révolution numérique », il y a « révolution ». Un mot qui s’est toujours accompagné d’un profond changement de société qui risque aujourd’hui d’être fatal à au moins 10 corps de métier selon le site d’actualité.

La guerre entre les machines et l’homme

Internet sera à l’économie du 21e siècle ce que l’essence fut au 20e siècle. La puissance des ordinateurs, c’est l’essence d’internet .

Cette citation de Graig Barret prend encore plus de sens lorsque l’on sait que la puissance des microprocesseurs a été multipliée par plus d’un million en 40 ans (la fameuse loi de Moore). Alors qu’auparavant, les ordinateurs ne servaient qu’aux calculs, aujourd’hui, nous leur apprenons ce qu’ils doivent faire et demain ils le feront seuls.
Microprocessor Transistor Counts 1971-2011 & loi de Moore

Éric Schmidt, patron de Google, a mis en garde l’humanité contre le risque engendré par cette course à toujours plus d’intelligence artificielle : « The race is between computers and people and the people need to win… it is pretty clear that work is changing and the classic nine to five job is going to have to be redefined… » (La course se situe entre l’ordinateur et l’homme et c’est l’homme qui doit gagner… il est clair que le travail est en train d’évoluer et que 95 % des emplois classiques vont devoir être redéfinis…)

Les emplois dits créatifs et à composante sociale préservés 

Mashable dans son article, souligne le fait qu’avec cette montée en puissance de l’intelligence artificielle, certains métiers sont déjà sur le déclin. Les ordinateurs ne sont plus seulement de simples machines de calculs mais peuvent désormais ou pourront dans un proche avenir, remplacer au moins 10 métiers courant aujourd’hui :

  1. Le/la guichetière d’agence bancaire déjà souvent remplacée par un guichet automatique bancaire (GAB) ;
  2. Le/la caissière qui devient « surveillante » de caisses automatiques ;
  3. Le/la réceptionniste remplacée dans les hôtels le soir et la nuit et maintenant virtualisée et délocalisée ;
  4. Le téléopérateur, bien que Mashable fasse état d’une augmentation prévue dans les prochaines années ;
  5. Le facteur qui avec la multiplication des emails (+171 milliards en 2011 par rapport à 2010) devra bientôt se cantonner à distribuer les colis ;
  6. L’agent de voyage remplacé par des sites tels qu’Expédia ou Opodo. Le BLS (bureau of labour statistics) prévoit 22 % de postes d’agent de voyage en moins en 2022 ;
  7. Le/la dactylo remplacée selon Mashable par les logiciels de reconnaissance vocale ;
  8. Le/la journaliste de presse papier : à l’heure de Google News et des autres agrégateurs, il n’y a qu’à suivre l’actualité pour voir que même les plus grands journaux ont du mal à négocier le virage du numérique ;
  9. L’opérateur de saisie remplacé par des logiciels de saisie automatisée ;
  10. Le/la télévendeuse remplacée par des appels automatisés qui ne prendront pas ombrage de se faire raccrocher au nez/insulter.

Et vous allez me dire : pourquoi Mashable parie-t-il sur « Wedding Planner » comme métier d’avenir ? Simplement parce que si les logiciels et ordinateurs peuvent déjà remplacer l’humain sur beaucoup de points, il y a deux choses qu’ils ne possèdent pas (encore) : la créativité et le relationnel !

Friche industrielle par Pierre Henry Muller via boreally.org

 

2 thoughts on “Les 10 jobs que vous n’exercerez (peut-être) plus à l’avenir

  1. Nous restent donc la créativité et le relationnel. Ouf, on eu chaud! Je n’irais pas jusqu’à dire que c’était mieux avant sinon je passerais pour une vieille alors que je me trouve encore jeune pour mon âge. De là à dire que notre monde est de plus en plus déshumanisé, il n’y a pas loin. À nous de cohabiter avec les machines et de leur imposer des limites. Enfin si tout cela est compatible avec la course à l’économie. Et la course tout court également…

    1. En effet, il nous reste au moins ça… et ce que tu dis va exactement dans le sens du responsable de Google (qui pourtant lui connait bien la course à l’économie). Il faut garder espoir ;o)

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