Dumping sur les tarifs des rédacteurs web

Xpression-ecrite reçoit depuis quelques jours plusieurs visites en direct de Madagascar d’internautes se renseignant sur les tarifs de rédaction web. En cause sans doute, plusieurs offres d’emplois récentes pour des postes de rédacteur web d’une société offshore sur le marché malgache.

Ces visites m’enchantent puisqu’elles me permettent de me fendre d’un billet sur le dumping qui envahit de plus en plus le marché de la rédaction web. Continue Reading “Dumping sur les tarifs des rédacteurs web”

Écriture web et inspiration : 6 remèdes à l’écran blanc

 

Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, Et les mots pour le dire arrivent aisément… N. Boileau

Lorsque l’on écrit pour le web, il n’est déjà pas facile d’écrire correctement (NDLR : la rédactrice veut dire de façon à être référencé), mais il est quelquefois aussi difficile de trouver sur quoi écrire. Les remèdes contre le syndrome de l’écran blanc sont nombreux sur Internet, mais les 6 véritables et seules solutions ne peuvent vous être données que par une professionnelle de l’écriture. Bien entendu !

  1. Étudiez la concurrence : tous les grands écrivains le font, Marc Lévy et Guillaume Musso en tête… Ah ! Pardon, l’exemple n’est pas le plus heureux… Je reprends donc : tous les vendeurs de mots le font, regardez Marc Lévy et Guillaume Musso.
  2. Allez jardiner une petite heure : malheureusement, ce conseil ne vaut que si vous êtes blogueur (se) des champs et qu’il fait beau. Se connecter avec la nature développerait en effet l’esprit créatif. Certains professionnels de l’insertion pratique même l’ortithérapie. Et si vous habitez en ville ou qu’il pleut, vous n’avez qu’à écrire sur l’ortithérapie
  3. Vous lancez dans la traduction : anglais, allemand, japonais, ouzbek… L’Internet est rempli de bons textes produits par des auteurs inspirés. Ne vous reste plus qu’à relever vos manches et convoquer Google Traduction votre talent de traducteur afin d’avoir un texte tout fait. Par politesse et usage (NDLR : et surtout pour ne pas vous faire accuser de voler du contenu) vous êtes priés d’indiquer et de lier la source. Sauf pour les textes traduits de l’ouzbek pour lesquels vous faites bien ce que vous voulez (puisque tout le monde s’en fout)…
  4. Laissez faire l’écriture automatique : tout comme l’a fait E. L. James pour ses « Cinquante nuances de Grey ». Fermez les yeux (NDLR : vous pouvez en profitez pour faire la sieste), positionnez votre main munie d’un stylo sur un papier et attendez qu’un esprit guide votre plume. Priez dans le même temps pour ne pas avoir affaire au même fantôme que Mme James…
  5. Faites des incantations : vous pouvez invoquer Thot (dieu des scribes), Petit Robert ou Maurice Grevisse selon vos croyances, peu importe finalement…
  6. Déléguez l’écriture : pour cela, faites appel à une rédactrice web expérimentée et inspirée (NDLR : moi)

Vous l’aurez compris, je n’ai jamais réellement trouvé de remèdes à ce syndrome de la page blanche. Dans l’idéal, il faudrait pouvoir écrire uniquement lorsque les idées sont là, dans l’absolu ce n’est pas possible. Le mieux est donc d’utiliser les ressources que nous offre le web : réseaux sociaux, Google Alertes, Google Adwords, Google Analytics, forums, commentaires, blogs « concurrents »… Et en dernier ressort, passer à autre chose : l’inspiration finit toujours par revenir !
Plan de dissertation

Rédaction web : les tarifs en 2013

 

 

La rédaction web doit permettre de répondre aux questions posées… ou qui vont être posées.

Le salaire de la peur des rédacteurs web : retour sur les mots clefs

Si j’en crois Google Analytics (et je n’ai aucune raison d’en douter) un certain nombre de lecteurs arrivant sur le blog Xpression-ecrite y vient à la recherche de renseignements sur les tarifs de la rédaction web. En analysant plus longuement les mots clefs qui mènent à l’article « rédacteur web : le salaire de la peur », j’ai pu relever 3 types de questions.

La question pragmatique, simple, claire et sans détour :

  • Rédacteur (ou rédactrice) web salaire
  • Revenus moyens rédacteur web (la marque du pluriel est d’origine)

La question plus ciblée mais où l’on remarque que la personne la posant patauge :

  • Rémunération pour écrire des textes sur internet
  • Quel prix demander pour écrire sur internet

La question désespérée voir désespérante :

  • Peut-on vivre de la rédaction web (désespérée)
  • Salaire au mot rédacteur web
  • Les plates formes de rédaction web qui paient bien (aucune…)

Tarifs de la rédaction web : enfin la vérité

Toutes ces questions (même et surtout la dernière catégorie) et d’autres non relevées demandent réponses. Et c’est chose faite ci-dessous, grâce à l’excellent travail de collecte et de compilation de Stéphane Bourhis (agence Red-Act) fondateur du groupe Rédactrices & rédacteurs sur Viadeo. Suite à plus de 250 réponses (mea culpa, j’ai manqué la date fatidique) Stéphane Bourhis a été en mesure, début 2013, de présenter une moyenne des tarifs pratiqués en France.

En rédaction :

  • Publi-Rédactionnel : 50 à 150 euros (1500 signes)
  • Article : 100 à 350 euros (3000 signes)
  • Dossier : 300 à 800 euros (12000 signes)

En création et réécriture web :

  • Pour une page de 1000 signes en création : de 50 à 150 euros
  • Pour une page de 1000 signes en réécriture : de 45 à 75 euros

Et le tarif journalier pour une mission de rédaction web s’élève lui de 200 à 500 euros.

Ces tarifs sont donnés seulement à titre indicatif car comme précisé dans mon texte « Rédacteur web : le salaire de la peur », il est difficile de proposer un prix fixe dans le cadre de ce métier. Le travail donné diffère fortement à chaque demande, le temps passé également. L’expérience du rédacteur web joue également, ainsi que sa domiciliation (et oui !) Seule une étude conjointe entre le client et la rédactrice (ou le rédacteur) peut permettre de définir « le juste prix » pour les deux parties. N’hésitez pas à me contacter .

Pour de plus amples renseignements, je vous invite également à vous rendre sur le fil de discussion baromètre de la Rédaction 2013 sur Viadeo.

 

Rédaction web

 

Et pour la question ésotérique : « c’est pour quand la neige dans les Vosges ? » Au vu du temps qu’il fait mi-mai 2013, j’aurais envie de répondre « Pas d’inquiétude, c’est pour très bientôt ! »

Je suis rédactrice web freelance mais je me soigne

 Parce que déjà, être freelance de nos jours, cela dénote d’une certaine inconscience, mais si en plus, vous avez choisi la rédaction web…

  • On vous fait croire que vous avez certainement un problème d’élocution

« Ah oui ! et en gros, tu peux me réexpliquer ce que c’est qu’une  rédactrice web ? » Et là, si vraiment il est question de se faire comprendre, il faut éviter les mots et acronymes tels que mots clés, SEO, SMO, etc. Dire simplement que l’on écrit des articles, des descriptions de produits, des newsletters… pour des sites web suffira (simplifiez, il en restera peut-être quelque chose).

  • On vous prend pour une affabulatrice

« Ah bon, tu écris pour les sites web ? Pourquoi ? Ils ne peuvent pas le faire eux-mêmes ? » Il faut, pour comprendre cette phrase, partir du principe que pour certains de vos interlocuteurs (trices) le web reste magique et que le site web semble (souvent) être une personne, une entité produisant et illustrant ses écrits elle-même. Forcément !

  • Comme tout freelance, vous avez dit adieu aux avantages du travail salarié

En vrac : adieu les fins de mois assurées, les congés maladies, les tickets restau, les papotages des collègues (même si…), les congés payés, les dimanches et fêtes…

  • On vous parle comme à une demeurée

(ce que vous êtes sans aucun doute un peu si vous comptez réellement sur ce métier pour gagner votre vie)

« L’auteur d’un article publié reçoit un badge de contributeur qui vient s’ajouter à ses autres badges sur sa page membre. » ce n’est pas de moi, juste dans les CGU d’un site dit « participatif ». Il faut savoir que sur le web, la participation est un grand cadeau que l’on vous fait. Pensez, on vous offre un endroit où publier vos textes en contrepartie de quoi, vous gagnez quelquefois le droit de voir citer votre nom (vos 15 minutes de célébrités à vous).

  • Vous devenez légèrement monomaniaque

Si votre mission vous demande d’écrire sur la déco, vous lisez tout ce qui concerne la déco (jusqu’à en être hypnotisée par Valérie Damido). S’il s’agit d’écrire sur les pneus, vous êtes alors prête à coucher avec Bibendum pour avoir des renseignements. Vous y pensez jour et nuit (aux pneus ou à la déco, pas à Bibendum !) Et, dans le même temps, vous êtes devenue presque incapable de lire un article de blog sans analyser le chapô, les titres, les intertitres…

 

Mais finalement, en ce premier mai et à l’heure ou la France compte plus de 5 millions de chômeurs, ne vaut-il pas mieux être : monomaniaque, demeurée, précaire, affabulatrice, mal entendue voir rédactrice web freelance, plutôt que de ne pas ou plus connaitre cette notion que l’on fête aujourd’hui ?

Entrée Chomeurs / Ingang Werklozen