Régionales : des sites web pour vous aider à voter

À quelques heures du premier tour des élections régionales, 3 sites web qui incitent à voter.

Le gouvernement et les conseils des jeunes pour s’informer sur les régionales

Tout premier site, et non des moindres : http://www.programme-candidats.interieur.gouv.fr/#!/ vous permet d’accéder aux professions de foi des candidats. Idéal pour les réfractaires à la lecture sur papier qui ont quand même envie de savoir ce que les candidats ont à leur dire. Vous pouvez même accéder en ligne au bulletin de vote, dont l’impression est toutefois déconseillée…

L’Anacej (Association nationale des conseils d’enfants et de jeunes) œuvre pour une meilleure implication des jeunes et des enfants dans les prises de décisions publiques. L’association a mis en place, pour les élections, une campagne d’incitation au vote à destination des nouveaux électeurs. Je-vote.fr, le site de cette campagne rappelle (entre autres) le rôle des régions, le mode de scrutin et bien entendu, les dates des élections… http://je-vote.fr/

Voxe-org : pour voter en connaissance de cause

Voxe.org est une start-up française destinée à éclairer le vote citoyen. Neutre, elle récolte les professions de foi ainsi que les déclarations des candidats (toujours sourcées) et permet sur son site de comparer les programmes en quelques clics.

Voxe org est également une plate-forme collaborative et donc citoyenne : chaque internaute est invité à enrichir ou corriger si besoin les informations

Pour les régionales, Voxe.org vous permet donc de comparer facilement  et rapidement les différentes propositions pour l’éducation et la culture, les transports, l’action sociale, l’économie, l’environnement et la gouvernance : http://regionales.voxe.org/

Illustration : élection par marc-hatot

 Et bien sûr facebook et twitter  pour suivre les listes des candidats.

Plus d’excuses pour ne pas aller glisser un bulletin dans l’urne dimanche…

 

Après Paris ? Il y a la vie…

Il y a cet édito de Leïla Slimani dans le 1. Il y a cette lettre, belle à en pleurer d’Antoine Leiris. Il y a ce Paris en fête d’Hemingway. Il y a ces mots, partout… Il y a Davide Martello et son piano devant le Bataclan. Il y a « Imagine » fredonnée par une enfant. Il y a du Piaf qui résonne. Et (comment le taire ?) un hymne national devenu soudainement fédérateur… Il y a les graffitis (cet art de la rue) sur les murs de Paris. Ces dessins de Joann Sfar , Zep et tous les autres. La sculpture de sable, éphémère comme l’est la vie, de Sudarsan Pattnaik. Et des dessins d’enfants par milliers…

Il y a la vie, tout simplement. Et ces éclats de beauté qui nous ramènent toujours à elle après l’horreur. Ces fragments de jours et ces gestes qui tirent des larmes. Ou un sourire. Par delà l’incompréhension, la stupeur et la douleur de l’absence inexpliquée et pour toujours inexplicable. Là est la vie. Nulle part ailleurs. Ni en un dieu ni dans des accents sécuritaires, ces deux illusions qui nous coupent de l’autre. Car l’autre est ça : Leila Slimani, Antoine Leiris, Ernest Hemingway, John Lennon, Davide Martello, Édith Piaf, Madonna, Céline Dion, Zep, Joann Sfar, Sudarsan Pattnaik, et tous les autres que nous pourrions connaître et ceux que nous connaîtrons sans doute un jour. Si nous laissons la chance à la vie.

Nous leur devons bien ça…

Fleurs by StockSnap-CC0 Pixabay

 

Diesel : à quoi ça tient la communication…

Septembre 2015, le monde découvre que le diesel (et la voiture en général) pollue. Et nous téléspectateurs découvrons que la langue de bois n’est vraiment pas réservée aux politiques.

Les experts (journalistes spécialisés, ingénieurs automobiles et tous ceux qui ont un rapport, proche ou lointain, avec les moteurs) se succèdent sur les plateaux. L’un d’eux (porte-parole du comité des constructeurs français d’automobiles) nous explique doctement dans le C dans l’air du 23 septembre, qu’effectivement, ce n’est pas bien de la part de Vw de trahir la confiance que les conducteurs ont mis à l’intérieur de ses véhicules tricher, mais qu’une fraude de ce type n’est pas possible venant des constructeurs français. Pensez-vous, la voiture diesel française ne pollue pas tant que ça respecte les normes.

En balayant le fait que ces dernières ne sont pas les mêmes en Europe (l’Européen, c’est bien connu, est beaucoup plus sensible au CO2 qu’à l’oxyde d’azote. C’est un peu l’équivalent du pipi de chat par rapport au popo du bouledogue)… Et le fait que le diesel français (fleuron d’une industrie qui se concentre sur les marchés des pays émergents) n’est absolument pas présent en Amérique. Sans doute parce que les voitures françaises rouillent aux États-Unis.

Garage Vw by Bilderandi - CC0 Public domain Pixabay
Garage Vw by Bilderandi – CC0 Public domain Pixabay

Bref, c’est un mensonge allemand… de toute façon, c’est toujours la faute de l’Allemagne (les migrants, la Grèce, l’obésité à cause des saucisses et de la bière…) Et comme dit en introduction par Yves Calvi : PSA et Renault ont affirmés ne pas avoir eu recours aux mêmes pratiques que la firme allemande puisqu’ils ne sont pas présents aux États-Unis.

Quelques jours plus tard, on apprend que certains moteurs sont bridés lors des tests. Et même des moteurs de voitures françaises. Comment ? Mais le monsieur avait dit… Oui, le monsieur avait dit « une fraude de ce type », « ne pas avoir recours aux mêmes pratiques » souvenez-vous.

La preuve encore que l’art d’une bonne communication passe par le fait de savoir regarder le vide tout en restant sur la crête…

Oui, la voiture tue. Que ce soit doucement par pollution ou plus rapidement par accident*.

voiture dans une main d'enfant
Voiture et enfant – Photo by venturaartist CC0 Public domain Pxiabay
  • En octobre, on apprend que Fiat aurait caché certains accidents graves causés par des défaillances techniques.

Septembre et les chemins de traverse

C’est une simple route à droite. Une route qu’il ne fallait pas prendre. Mais que l’on a pris par erreur et que l’on rêve de changer en détour, en chemin de traverse.

Les dernières chaleurs de l’été s’étirent, l’asphalte exhale son humidité et, dans les oreilles, un vieux blues américain et la voix de Nina Simone. On s’y croirait. Ou presque.

Mais c’est la fin de l’été et il faut rentrer maintenant.

La météo annonce l’automne, septembre et le retour à l’école. L’été 2015 s’en est allé, il est trop tard pour les chemins de traverse. Trop tard pour se perdre.

Adieu le petit déjeuner rêvé au bord du lac de Viverone, envolé l’espoir du pastei de nata croustillant et savoureux, éclipsée l’idée de longues marches sur le sentier des douaniers, oubliées les heures de farniente ou de lecture sous le soleil…

Septembre est arrivé et pour rêver maintenant « il faut regarder les étoiles ». Michel Delpech est encore là… et c’est tant mieux.

Septembre est là : bonne rentrée à tous !

 

Orly, voyage assis

S’asseoir. Regarder les gens qui s’en vont. Les étreintes, les gestes tendres, les regards. La main ridée qui frôle la nacre de la joue de l’enfant, l’accolade virile des mains qui frappent les épaules, les bouches amoureuses qui s’attachent et s’interrogent : dis-moi, quand reviendras-tu ? Me reviendras-tu ?

S’asseoir. Regarder les gens qui reviennent. Les lunettes noires qui rongent le visage fatigué. Le foulard pour se préserver du froid (du pays ou de la clim de l’avion ?). Le bagage à main tiré d’un air las d’être déjà là, de retour, ou guilleret d’être arrivé enfin, à la fin du voyage. Les couleurs, rouges, brunes, des peaux gorgées de soleil.

Où vont-ils, d’où viennent-ils, ces voyageurs qui se croisent sans se voir ? Qui sont-ils ces amoureux qui se séparent ? Se retrouvent ? Quels pays, quelles villes, quels amis, quels amants ont-ils quittés ? Vont-ils revoir ?

S’asseoir à Orly. Regarder, imaginer, et déjà voyager.

Airport by Unsplash – Pixabay CC0