En 2019, doit-on encore souhaiter la bonne année ?

Ou bien…

Le voisin de gauche me dit que « Oui, évidemment, parce qu’après tout, demain, on ne sait jamais, hein… ». La voisine de droite lui rétorque que « Justement, c’est très con, non, de vouloir souhaiter le meilleur à quelqu’un qui peut très bien, imaginons : se faire tuer par un chasseur dans son salon, se faire bouffer par un lion dans un zoo, faire un arrêt cardiaque en courant après un train… » L’amie dépressive relève la tête parce qu’« Encore faut-il qu’il y ait un train à l’heure et que l’on soit soi-même à la bourre… » L’ado au bout de la table soupire fort et dit que tout ça « ça le gave, d’ailleurs nous aussi on le gave à se poser des questions cons, chacun faisant ce qu’il veut après tout et que les traditions c’est quand même bien de la… » Quant au chien de la famille, lui pense que peu importe, mais que là, il souhaite avant tout sortir faire son petit tour hygiéniste, avec toi, oui, toi, l’avachi de trop de foie gras…

Et comme, aujourd’hui, 1er jour de l’année 2019, la rédactrice web que je suis hésite entre se prendre pour un canidé, ne voir que le positif de l’empathie ou au contraire laisser parler sa légère petite dépression, mais que la rédactrice web ne veut absolument aucun mal à ses quelques lecteurs égarés ici…

Je vous souhaite une jolie et très bonne année 2019. Avec du soleil, de la douceur et du bonheur. Et sans trop d’épreuves. Surtout, pas trop d’épreuves. Parce que malheureusement, peu de vies y échappent.

Et elle souhaite à ses proches, très proches, encore ou de nouveau dans des tempêtes, bien plus que ça encore…

Fleurs-CC0 Pixabay

Solder l’année 2015, dire bonjour à 2016

Ainsi va la vie. Ici, sur le web où ailleurs, les derniers et premiers temps des années sont pour les uns l’occasion de tirer un bilan et pour les autres d’y dessiner des espoirs.

Bien entendu, en ce dernier jour de 2015, le tableau de l’année passée tend plutôt vers l’horreur (et penser très fort en ce moment à l’enterrement de la sardine de Goya). Et les espoirs du 1er janvier 2015 semblent aujourd’hui bien vains. Quelques journaux (le Parisien) tentent de trouver, malgré tout, de bonnes nouvelles dans les mois qui viennent de s’écouler. D’autres nous exhortent à faire « quand même » la fête pour accueillir l’année 2016 que l’on nous souhaite « moins mauvaise ».

Alors se pose la question de la raison d’être des vœux lorsque tout semble encore plus insaisissable et que les événements ne sont que sable glissant entre les doigts. Se pose aussi la question de l’espoir, celui qui chaque matin, devrait guider nos gestes et qui parfois nous quitte devant l’âpreté de cette vie.

Mais il faut le dire, bilan et vœux sont avant tout symboliques. Ils sont de ces rituels qui évoquent l’appartenance à une société, qui bon an, mal an, et jusqu’à maintenant, espère-ait toujours mieux pour ses semblables. Des signes assez forts pour me faire oublier un temps les questions et vous souhaiter à tous, une très douce et très belle année 2016.

 

À toi surtout, qui forte de ton courage, doit encore livrer bataille…

 

Sacrifier à la tradition…

Rituel : il y a ce moment une fois le dernier cotillon retombé, une fois la dernière embrassade faite, où la tablée semble se transformer en réunion d’un nouveau genre d’autistes. Quand chacun des convives se plonge dans le maniement de son Smartphone et monopolise toute son attention non plus sur ses voisins et ses voisines, mais sur l’envoi (ou bien la réponse) aux vœux traditionnels. Ce moment, où celui-ci, plus malin que les autres, envoie rapidement le brouillon préparé. Et ce moment où, soi-même, on reçoit, le pire du pire des vœux de nouvelle année : les vœux impersonnels, écrits et mis en mémoire bien avant minuit et envoyés au carnet de contacts entier… dont on fait partie.

Une petite case que l’on coche et cinq mots « Bonne année, bonne santé. Bisous. » Ainsi s’est transformée la tradition des voeux de nouvelle année. Rapide, efficace, réutilisable à l’infini, mais sans âme… Un peu comme certaines relations !

Que l’année 2015 vous soit excellente, sans trop d’épreuves et avec un maximum de joie.

hot-air-balloon-410453_640