Papa Facebook (mais où as-tu congelé mes ovocytes ?)

J’ai fêté mon anniversaire 3 jours avant que l’information ne sorte. Et comme j’ai dépassé, de presque loin, l’âge canonique (qui est 40 ans, soit l’âge auquel une femme pouvait servir chez un ecclésiastique), je me suis sentie soulagée à titre personnel. Car même si venait l’envie très saugrenue à monsieur Facebook ou monsieur Apple de m’embaucher outre-Atlantique, il ne leur viendrait certainement pas l’idée encore plus saugrenue de me proposer de faire congeler mes ovocytes

Parce que j’ai, je vous l’avoue, un gros doute sur l’éventuel côté altruiste d’une telle démarche au vu du coût de la méthode (jusqu’à 20 000 dollars, une goutte d’eau pour ces firmes, mais la multiplication de gouttes d’eau, c’est bien connu…). Et j’imagine déjà les entretiens d’évaluations dans le bureau du ou de la R.H : « Madame, la société X nous a informés de votre demande de décongélation de vos ovocytes. Nous espérons que vous prenez toute la mesure de votre décision, surtout au vu du mauvais avancement du dossier Y ? »

Même si la maternité n’a jamais été ma priorité, je ne peux que me souvenir qu’il y eut un temps où des milliers de femmes criaient dans la rue : « un enfant si je veux, quand je veux » .

Dubitative je suis…

Now-a-Days


 

En une seconde sur Internet…

Combien de Tweets ? Combien d’épingles sur Pinterest ? Combien de post sur Tumblr ? Combien de recherches sur Google ? Combien de Like sur Facebook ?…

Une infographie réalisée sur designly.com qui donne presque le vertige.

Et après, les spécialistes nous diront que les « gens » ne communiquent plus…

D’ailleurs, à votre avis, combien d’emails sont envoyés chaque seconde ?

Horloge du Musée d'Orsay

Google nous offre (enfin) le droit de mourir

Cela se nomme Gestionnaire de compte inactif et permet de définir ce que Google doit faire de nos données en cas de non-signe de vie durable.

Ce service concerne les comptes Gmail, Google+, Google Reader, Drive… ainsi que les vidéos YouTube et autres données en lignes rattachées à ces comptes. Au bout de 3, 6, 9 ou 12 mois d’inactivité, la firme de Mountain View applique les (dernières) volontés de l’utilisateur : fermeture du compte sans préavis ou envoi d’un SMS à l’utilisateur lui-même (pratique si l’on multiplie les adresses mail sans s’en souvenir) ou à ses proches afin que ceux-ci récupèrent les données…

Bien après Facebook, Google s’inquiète enfin de la persistance de nos données numériques après notre disparition terrestre. Et si la firme de Mark Zuckerberg donne la possibilité aux proches du disparu de conserver une page Facebook « In memoriam », le service de Google, lui, ne laisse aucune autre alternative que la disparition totale. Au royaume de Google, finis les fantômes virtuels.

À noter que ce service permet également d’envoyer une réponse automatique aux mails reçus. Ce que j’imagine bien donner : « En raison d’un incident fâcheux et mortel, je me vois dans l’impossibilité éternelle de vous répondre ». Ne reste plus qu’à Google à mettre en place le suivi psychologique en ligne pour mes contacts qui apprendront ainsi brutalement mon décès.

Toutes mes excuses par avance…

allée

L’art de se poser

Réseaux sociaux, information en continu, site web par millions, frôle-t-on l’indigestion ?

Facebook, twitter, flux RSS… il s’agit aujourd’hui de ne rien manquer dans le monde ou dans notre petit monde à nous, celui de notre famille, de nos amis ou de nos simples connaissances. Et alors que les ventes de tablettes et de smartphones sont vouées à surpasser de loin celle des ordinateurs personnels d’ici 2016 (cf. projection de BI Intelligence et Business Insider), pour certains l’infobésité nous guette. Continue Reading “L’art de se poser”