Google nous offre (enfin) le droit de mourir

Cela se nomme Gestionnaire de compte inactif et permet de définir ce que Google doit faire de nos données en cas de non-signe de vie durable.

Ce service concerne les comptes Gmail, Google+, Google Reader, Drive… ainsi que les vidéos YouTube et autres données en lignes rattachées à ces comptes. Au bout de 3, 6, 9 ou 12 mois d’inactivité, la firme de Mountain View applique les (dernières) volontés de l’utilisateur : fermeture du compte sans préavis ou envoi d’un SMS à l’utilisateur lui-même (pratique si l’on multiplie les adresses mail sans s’en souvenir) ou à ses proches afin que ceux-ci récupèrent les données…

Bien après Facebook, Google s’inquiète enfin de la persistance de nos données numériques après notre disparition terrestre. Et si la firme de Mark Zuckerberg donne la possibilité aux proches du disparu de conserver une page Facebook « In memoriam », le service de Google, lui, ne laisse aucune autre alternative que la disparition totale. Au royaume de Google, finis les fantômes virtuels.

À noter que ce service permet également d’envoyer une réponse automatique aux mails reçus. Ce que j’imagine bien donner : « En raison d’un incident fâcheux et mortel, je me vois dans l’impossibilité éternelle de vous répondre ». Ne reste plus qu’à Google à mettre en place le suivi psychologique en ligne pour mes contacts qui apprendront ainsi brutalement mon décès.

Toutes mes excuses par avance…

allée

E-réputation, bad-buzz… doucement sur les réseaux sociaux

De l’intérêt de réfléchir sa présence en ligne sur les réseaux sociaux

Je me suis inscrite sur Pinterest vendredi. En soi, l’information n’a rien d’intéressant : les réseaux sociaux sont depuis quelques années « the place to be » (l’endroit où il faut être).  Et c’est encore plus vrai lorsque l’on se targue de travailler dans le web. Dont acte…

Des médias sociaux qui rassemblent de plus en plus ?

En France, 22% du temps passé en ligne l’est maintenant sur un réseau social. Pinterest, par exemple, est l’un de ces nouveaux médias et rassemble plus de 10 millions de membres à travers le monde. Il est actuellement le réseau qui monte derrière Twitter, qui, avec ses 39% de croissance en 2012, a atteint plus de 5 millions d’inscrits en France. Mais les deux sont encore des poids plume face à l’indétrônable (pour l’instant) Facebook et son milliard de membres de par le monde*.

Pour ma part, je cherche encore l’intérêt d’être présente sur Pinterest, ce site de partage de coups de cœur visuel (pour les non-initiés, Pinterest permet d’épingler (to pin) sur un tableau virtuel ces intérêts (interest) sous forme de photographies, d’illustrations ou de vidéos). Mais si mon amour pour les photos N&B ou les voyages, n’intéresse finalement peut-être que moi, je reconnais au réseaux sociaux une véritable utilité en terme de communication relationnelle (fortement utile lorsque l’on travaille principalement à distance).

Je cultive, tu cultives, nous cultivons notre réseau

Aujourd’hui, je suis donc présente sur : Twitter, Viadéo, Pinterest, Linkedin, google+ (oui, j’ai échappé à l’attraction fatale de Facebook) et si j’en crois les statistiques, tous ces réseaux devraient me prendre environ 15h50 par mois. Plus de quinze heures à tweeter, épingler, compléter mon profil et élargir mon réseau. Parce que là est le but, il faut être présent et reconnu sur ces « accélérateurs de circulation d’information » tel que les définit un article du Journal du Net traitant du marketing de contenu (content marketing). Etre présent veux dire y communiquer si possible vite et bien, la quantité étant aussi importante que la qualité…

De l’utilité à l’emballement

Sauf que quelquefois, l’accélérateur de circulation de l’information s’emballe. C’est alors le bad buzz, l’e-réputation qui se façonne de manière négative, le droit à l’oubli qui s’oublie, des écrits qui restent ad vitam æternam gravés dans un marbre virtuel. Thierry Costa ne l’a pas supporté et Jérôme Cahuzac** ne semble, lui, ne pas avoir mesuré la puissance mémorielle de l’outil internet.

Décidément, je me dis que sur le web, « précipitation n’est pas raison » !

Surtout que quelquefois même le rappel d’un Tweet innocent se fait cruel…

 

* Panorama des réseaux sociaux en France et dans le Monde – Le blog du Modérateur

**Les tweets et les déclarations de Monsieur Cahuzac étant repris çà et là depuis hier, je trouve inutile d’en rajouter ici.

Twitter : laisser s’éteindre la haine

Il y a pire que la haine, il y a l’indifférence. Yvon Deveault

C’est la phrase qui m’est venue à l’esprit en ouvrant Twitter ce matin et en constatant qu’un nouveau hastag haineux se trouvait en bonne place dans les tendances. Après le mot dièse (sic) unbonjuif, est né son corollaire dû à l’actualité : ungaymort.
En ces périodes de changement de société, certains expriment leur haine de la différence, d’autres pensent exister en se faisant remarquer et en surfant sur une vague que souvent ils ne comprennent même pas. Qu’ils soient les uns ou les autres, la bêtise n’est jamais excusable. Pour autant, il y a plus grande bêtise : offrir une caisse de résonance à cette stupidité.

 

Où l’on voit l’inconvénient de Twitter

Twitter à cela de formidable qu’il peut permettre à une marque, une personne, une entité d’exister : Continue Reading “Twitter : laisser s’éteindre la haine”

Adieu MSN

MSN : trois petites lettres qu’il va falloir oublier dès le début de l’an 2013

Microsoft a en effet annoncé le remplacement de sa messagerie mythique par son concurrent Skype acheté par la firme en 2011.

MSN ou plutôt Windows Live Messenger compte encore 280 millions d’utilisateurs connectés par mois. Chat, vidéoconférence, téléphone… Continue Reading “Adieu MSN”

L’art de se poser

Réseaux sociaux, information en continu, site web par millions, frôle-t-on l’indigestion ?

Facebook, twitter, flux RSS… il s’agit aujourd’hui de ne rien manquer dans le monde ou dans notre petit monde à nous, celui de notre famille, de nos amis ou de nos simples connaissances. Et alors que les ventes de tablettes et de smartphones sont vouées à surpasser de loin celle des ordinateurs personnels d’ici 2016 (cf. projection de BI Intelligence et Business Insider), pour certains l’infobésité nous guette. Continue Reading “L’art de se poser”