De la liberté de la fermer…(aussi)

À force de lire, de-ci de-là, tous ces gens « autorisés » à donner leur interprétation et leur avis. Tous ces politiques, philosophes, journalistes, humoristes même-les-pas-drôles (et ne voyez aucun ordre dans cette liste où, d’ailleurs, manque aussi les pédopsychiatres, les universitaires de tout poils, les éditorialistes, les…), à force de les entendre ces personnalités « publiques », dans des émissions « spéciales » qui n’ont plus rien de « spécial » que leur nom tellement elles finissent par se ressembler.

À force de lire aussi les blogueurs, leurs suiveurs, les commentaires, les forums, ce cher web 2.0 où chacun donne son avis, même parfois le plus nauséeux, sous couvert de liberté d’expression à si justement défendre.

À force de voir les queues devant les kiosques et les vendeurs de journaux (et l’idée du rationnement qui me vient, sauf qu’il s’agit là, du rationnement d’un journal que le dixième de la queue n’a jamais lu et n’aurait jamais lu) et de voir le tirage de Charlie enfler (hier 3 millions, puis 5, puis 7 et…)*

À force d’écouter les alarmistes, les pessimistes, les optimistes, les populistes, les intégristes (de tout bord), les polémistes, les « istes » en général… Et puis ceux pour qui il ne peut y avoir de « mais », ceux pour qui il y a un « mais », ceux pour qui il faut remplacer ce « mais » par un « et »…

Et maintenant que les sondages s’en mêlent,

J’oppose (pour moi et pour d’autres) à la liberté d’expression, la liberté de la fermer et de réfléchir… ne serait-ce qu’un temps.

Le temps de retrouver un peu de sérénité avant de l’ouvrir à nouveau !
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*Oui, vous pouvez relire cette phrase

 

2 thoughts on “De la liberté de la fermer…(aussi)

  1. Ah que voilà des paroles frappées au coin du bon sens! La liberté d’expression, d’accord, rien à dire là-dessus, c’est un des fondements de notre pays mais chaque médaille ayant son revers, outre que cette liberté permet à toutes les opinions, mêmes les plus ignobles, de s’exprimer, elle dérive parfois comme on l’a vu lors de ces « événements », vers un flot ininterrompu de paroles plus ou moins sensées et de plus en plus indigestes au fil des jours. Voici effectivement pourquoi il est toujours dangereux de réagir dans le feu de l’action, on en vient parfois à regretter certains propos que l’on n’aurait pas prononcés, ou différemment, avec juste une peu plus de réflexion. Mais maintenant que le flot est tari, que reste-t-il? Charlie Hebdo se retrouve avec une trésorerie qui lui permet de voir venir pour un bon moment, mais je ne suis pas sûre qu’ils aient gagné pour autant énormément de lecteurs: combien ont acheté un exemplaire (au prix de files d’attente ridicules et presque indécentes)juste pour « être Charlie » quelques jours? Le politiquement correct et le manque de courage restent la norme, « esprit du 11 janvier » ou pas.

    1. Je me « pose » les mêmes questions que toi. Et j’ai sans doute les mêmes réponses ;) Dès le 11 janvier, dès la manifestation avec cette « tête » de cortège un peu particulière sur certains « points » se dessinait l’après.
      Et sinon, j’ai comme l’impression d’un gros soufflé qui est vite retombé (sous l’action du froid hivernal ?. Et pour Charlie, comme tu l’a fait si justement remarqué sur ton blog, la presse papier est en crise et manque cruellement de lecteurs… je ne pense pas que les choses vont changer.

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