Rédacteur web : le salaire de la peur

Je dramatise moi ? Pas tant que cela…

En ouvrant ce blog, je m’étais juré de ne parler que de temps en temps de mon métier. Certains rédacteurs le faisant déjà très bien. Mais, la moutarde me monte au nez…

Tout se paye me disait ma grand-mère. Et ma grand-mère était une femme sage. Aujourd’hui, elle ajouterait certainement « même tes mots ! »

Mot après mot, écrire c’est du boulot !

Écrire, cela prend du temps… énormément de temps ! Et écrire pour le web dans le cadre d’un projet professionnel, ce n’est pas qu’aligner des lettres sur des sujets qui passionnent, c’est également faire attention à :

  •  Intéresser l’internaute en apportant une VA (valeur ajoutée) à ce qu’il a déjà pu lire ailleurs ;
  •  Ne pas le lasser puisque tout internaute est réputé être un cliqueur compulsif ;
  • Faire des phrases courtes (une norme de 120 caractères maximum) pour ne pas le fatiguer ;
  • Structurer son texte (une sorte de cartographie à l’intention du lecteur) ;
  • Utiliser les balises correctement ;
  • Intégrer ici et là quelques mots clés pour espérer flirter avec le haut du panier sur Google ;
  • Les intégrer « naturellement » en se référant aux 5 premiers points de la liste ;
  • Se relire, encore et encore, et corriger tout en sachant que la coquille passera quoique l’on fasse…

Et je passe sur le temps de recherche, de compilation et de vérification des données, tout ceci étant fait en amont de la rédaction.

C’est pourquoi il m’est toujours difficile de quantifier le temps qu’il va me falloir pour rédiger un article. Cela dépend également de la complexité du sujet mais aussi de mon état de forme ou de méforme. Comme tout rédacteur professionnel, je me suis fait un petit calcul savant tenant compte de tous ces paramètres et je facture sur une moyenne de 1500 caractères/heure soit environ 250 mots.

Une bonne rédaction aurait donc un prix ?

Eh oui, souvenez-vous lorsque votre professeur vous rendait votre copie…  Sauf que si une mauvaise note en Français n’empêchait pas de vivre (à part le jour ou le bulletin arrivait dans la boite aux lettres), un salaire trop bas n’augure généralement pas de rapports apaisés avec le banquier. Mais au vu des nombreuses discussions sur le net, certains semblent ou veulent l’oublier.

Ainsi, un post récent sur le forum de webrankinfo ou un contributeur revendique (sans gêne aucune) payer un « contenu raisonnable et riche » (sic !) d’environ 300 à 500 mots entre 0,50 et 2,00 euros. Je me dis bien évidemment qu’à ce prix, le « contenu raisonnable et riche » arrive tout droit des pays émergeants…

Mais le must du must se trouve sans doute sur les plates formes de rédaction qui s’apparentent plus souvent à des élevages de poulets rédacteurs en batterie. Là se côtoient propriétaires de petits sites n’ayant que peu de moyens à consacrer à la rédaction d’articles (ce qui peut se comprendre et pour lesquels je fais souvent un geste) et malheureusement,  quelques très très très gros sites marchands. Ces derniers ne pouvant pas à l’instar de ce qu’ils font pour leurs marchandises « importer » la rédaction web d’Asie (le rédacteur asiatique n’étant pas encore totalement au point contrairement au rédacteur malgache), se tournent donc vers ces plateformes de rédaction low-cost.

C’est le cas (entre autres) de P****nia ou de Z****do.fr, qui, ayant déclarés respectivement 900 millions et 120 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2011 (rien que ça !), délèguent le contenu de leur site à des rédacteurs web qu’ils payent royalement (roulement de tambour…) : 0.03 cts le mot. Ce qui donne en terme de gain pour le rédacteur et si je me réfère à ma façon de facturer : 250 mots (1500 caractères environ) x 0,03 = 7,5 euros pour une heure de travail (si tout va bien, si le sujet n’est pas trop complexe, si le texte convient dés le départ et qu’il n’y a pas besoin de corrections…). C’est toujours mieux que le « contenu raisonnable et riche » mais même sans ôter les charges, nous sommes bien loin du SMIC horaire

C’est sans doute cela la stratégie gagnante !

Qui est responsable ?

Sans nul doute les deux parties. Les donneurs d’ordres qui eux-mêmes n’envisageraient même pas de travailler pour ce salaire et bien evidemment les rédacteurs qui acceptent de le faire. Ces derniers invoquent souvent la « prise d’expérience » ce à quoi je rétorque qu’ils se mettent le doigt dans l’œil jusqu’au coude. À un tel prix, tout ce que l’on gagne c’est de s’épuiser à courir après les textes pour boucler ses fins de mois.

Rédactrice web élevée aux grains et en plein air – Photo Eurleif Flickr

Edit : pour connaitre les tarifs indicatifs de la rédaction web en 2013, je vous invite à consulter l’article Rédaction web : les tarifs en 2013

18 thoughts on “Rédacteur web : le salaire de la peur

  1. Tout ce que tu dis est vrai. Et ceux qui cherchent à négocier les tarifs au plus bas ne sont pas toujours ceux que l’on croit…

  2. Bonjour,
    Votre article est réellement très intéressant, cependant je suis plus ou moins en accord avec vous.

    Tout d’abord les rédacteurs Malgaches font certes du contenu à bas prix, mais globalement le rédactionnel est très moyen, tant au niveau grammatical que syntaxique, je n’aborde même pas l’utilisation d’expressions hors contexte. De plus les tarifs pratiqués se rapprochent très souvent de ce qui est proposé sur des plateformes d’élevages….
    Ces dernières d’ailleurs travaillent avec des rédacteurs de tout horizon, leur seul objectif est de faciliter la mise en relation entre clients et prestataires.

    Enfin, il ne faut pas l’oublier pour ces rédacteurs là, le salaire perçu même si ce dernier nous semblent totalement dérisoire, est conséquent et leur permet de très bien vivre. C’est un sujet que je connais bien, je suis moi même dans l’Océan Indien et les critères de l’Europe et de l’Afrique sont réellement opposés en matière de vie quotidienne et même d’aspirations.

    Ensuite, je pense que peu importe le texte venu tout droit d’une pseudo agence web Malgache ou d’une plateforme de rédactions à bas prix, la majorité de ces contenus n’ont aucune âme, c’est vide, creux, réchauffé. Alors cela trompe pour le moment les moteurs de recherche, mais cela ne trompe certainement pas les lecteurs, donc si une entreprise souhaite se valoriser sur le web, elle devra à terme s’appuyer sur des professionnels qualifiés et pas uniquement des rédacteurs au rabais.

    Bien que la concurrence soit rude, ne baissez pas les bras, comme tout métier émergeant, il y a tout et n’importe quoi, mais à terme les choses vont aller dans le bon sens, car les premiers concernés par le contenu, vont avoir besoin d’un contenu qui attire et provoque une reconnaissance du lecteur pour se démarquer des concurrents.

    1. Bonjour,
      Merci pour votre commentaire argumenté et intéressant.
      Si je suis d’accord avec vous concernant le salaire des « rédacteurs » malgaches qui leur permet de vivre correctement, je ne peux m’empêcher de penser toutefois (dans un vieux réflexe) qu’il est toujours plus intéressant de « tirer vers le haut » que vers le bas. Et ce pour tout le monde. Maintenant, si effectivement ces textes « sans âme » trouvent preneurs, c’est que la demande est (encore) là. Et, je suis entièrement d’accord avec vous, cela trompe pour le moment les moteurs de recherche mais cela ne durera pas et l’Author Rank de Google va sans doute aider à enfin changer les choses.

      Mon texte n’avait pour but que d’attirer l’attention sur le peu de « considération » dont même les grands groupes font preuve face à la rédaction web mais surtout, mettre en garde les rédacteurs prêts à se brader sur ces plateformes de rédaction. Ce qui pour moi revient à scier la branche sur laquelle on est assis.

      Je réaliserai un édit de ce texte pour y insérer un lien vers les tarifs moyens de la rédaction web en France (puisque c’est à la recherche de cette information que la plupart des lecteurs arrivent ici).

      Dès que j’ai un moment, je vous contacte pour vous faire part d’une petite remarque que je me suis faite en visitant votre site… En attendant, bonne continuation confraternelle ;)

  3. J’ai lu ton article et je ne peux que confirmer tes dires…je me suis donc permis d’écrire un billet pour dénoncer ces pratiques honteuses et rhabiller les plateformes pour l’hiver!
    Il faut vraiment mettre en garde les rédacteurs qui débutent face aux abus de ces sociétés! Si les rédacteurs se détournent d’elles, elles se casseront la gueule, et ça épurera la profession !

  4. Bonjour, je suis rédacteur, en france. J’ai stoppé le lycée il y a un an et j’ai accepté de travailler pour de bas prix. Comme vous, ça me répugne. Ce ne sont pas les vendeurs qui choisissent les prix, mais les clients. Seulement, je n’ai pas d’autre choix pour obtenir un petit pécule. Ainsi, chez moi, 100 € pour 20 articles, ça me semble être une mine d’or tellement les aides sociales sont ridiculement basses par rapport à la réalité de la vie. Pour que les rédacteurs se détournent de celles-ci, il est nécessaire de nous donner, une plateforme de rédaction web correcte, ou bien, un autre moyen de boucler nos fins de mois difficile.

    Parce qu’en même temps, je cherche un boulot, et les employeurs ont le refus beaucoup trop facile. Par exemple, pour espérer gagner un peu, il me faut mettre mon blog, en partenariat avec adsense. Vous la trouverez sur le site-plateforme dont je fais la pub.

    Enfin, si vous cherchez des rédacteurs, je suis preneur, mais pas à n’importe quel coût. Merci d’avance…

  5. Merci pour cet article qui remonte un peu le moral ! Il permet de voir que d’autres rédacteurs sont tout aussi farouchement opposés et agacés du nivellement par le bas des tarifs…

    Je suis moi-même jeune rédactrice web, je n’ai pas encore énormément d’expérience, mais déjà assez pour me rendre compte du cercle vicieux qui se dresse devant nous : plus il y aura de rédacteurs prêts à se vendre à des prix dérisoires, plus les tarifs généraux seront tirés vers le bas. Mais il n’y a pas que les rédacteurs étrangers ou les sites de prestation de rédaction, c’est ça le pire ! Des rédacteurs indépendants font exactement la même chose. Quand je vois des prix demandés à 0.03€ pour 100 mots, je trouve ça incroyablement loin des tarifs « officiels » pour 2013. Ça donnerait presque envie de rire, si ça n’avait pas des conséquences si dommageables.

    Et en même temps, je peux « comprendre » les rédacteurs qui finissent par se brader à ces prix : comme le dit Pierre juste au-dessus, ça n’est pas facile de trouver des prestations, d’autant plus quand on est tout jeunot (cela dit, « les clients qui décident », je ne suis pas entièrement d’accord. C’est à la communauté des rédacteurs de décider des prix). Je ne me suis pas encore abaissée à accepter un contrat à des tarifs que je jugeais ridicules, mais à force de s’entendre dire « oui mais vous comprenez, d’autres que vous me proposent beaucoup moins cher », on finit par enrager et se demander s’il faut soi-même se brader ou non. Et puis il faut bien trouver du travail. Mais j’espère pouvoir continuer à pratiquer des tarifs décents (qui sont malgré tout déjà plus bas que la moyenne) et continuer de vivre de ce métier que j’aime. Pas facile.

    1. Merci en retard ! J’ai manqué de temps pour vous répondre jusqu’ici.
      Je suis tout à fait d’accord avec vous en ce qui concerne votre premier paragraphe : il n’y a pas que des rédacteurs étrangers qui bradent ainsi leur travail. Comment en vivent ceux qui le font en France : là est ma question. Une chose est certaine, la facilité donnée par le régime d’auto-entrepreneur fait que beaucoup de « rédacteurs » ne le sont que pour arrondir leur fin de mois (ou payer quelques extras). Dans ces conditions, le prix juste n’est pas le même que pour le rédacteur pro.
      Je suis également entièrement d’accord sur le fait qu’il serait souhaitable que ce soit la communauté des rédacteurs qui fixent les prix (ou une fourchette de prix) pour que ceux-ci restent décents. Mais… la communauté n’existe pas réellement. Chacun tire de son côté et tente de s’en sortir (je parle des freelances).
      La seule chose que nous pouvons faire est sans doute de diffuser le plus possible le baromètre de la rédaction et ceci également aux clients qui cherchent toujours « au plus bas ». Bon courage !!!

  6. Cet article est vrai.

    Cependant, il y a quelque chose qu’il faut comprendre. C’est que lorsque l’euro vient en Afrique, il a plus de valeur. C’est sans doute la principale raison qui fait que les coûts d’externalisation peuvent être faibles ainsi…
    Les plateformes, ça c’est vraiment autre chose. J’ai écrit un article là-dessus d’ailleurs.

    Bien sûr, il n’en reste pas moins que, même pour les rédacteurs en Afrique, certains tarifs sont carrément insultants. Non pas parce que l’on se croit mieux que les autres, mais plutôt parce que le travail de rédaction demande beaucoup d’efforts et de concentration. Et cela c’est valable pour TOUS LES REDACTEURS SERIEUX du globe, où que l’on se situe.

    Je suis moi-même freelance en Afrique, mais je ne peux pas accepter tous les tarifs (ni tous les thèmes d’ailleurs),car il y a d’autres charges derrières. Mieux vaut réviser ses cours que de rédiger 500 mots pour 2 euros. Accepter tous les tarifs est très souvent une perte de temps et d’énergie. Il faut savoir être raisonnable. Faire de la promo, mais rester raisonnable.

    Pour ceux qui vivent en France, la concurrence risque d’être rude. C’est aux clients d’être intègres et de savoir adapter leurs tarifs. Sauf qu’ils préfèrent, presque tous, payer PAS TROP CHER!

    1. Bonjour et merci pour le commentaire.
      Comme pour Tantely sur je me suis permis d’effacer vos prix. Je m’en excuse mais j’espère que vous comprenez que je ne puis vous laisser faire votre « promo » sur mon blog…
      Sinon, je suis dans l’ensemble d’accord avec vous sauf sur votre dernière phrase. Les clients qui ne recherchent pas la qualité mais la quantité préfèrent en effet payer « pas trop cher » mais les véritables professionnels savent, eux, qu’il y a un prix en dessous duquel leur investissement, même minime, se révélera être une dépense inutile et non un investissement…

  7. Je vois. Et oui, vous avez raison, c’était de la promo. J’en ai même honte du coup… Pardon d’être venu placer ma petite pub sur votre joli blog.

    Mais revenons. En France tout coûte cher…et ça, même par rapport à d’autres pays d’Europe. Je vous assure que tous ne recherchent pas la quantité mais plutôt la qualité au moindre coût. C’est un principe économique.
    Imaginez un peu que vous deviez choisir entre deux personnes ayant exactement les mêmes compétences, et que l’une d’entre elles vous propose deux fois moins cher. Vous feriez trop quoi? Sans doute embaucher celle avec le service le moins coûteux, et par intégrité lui octroyer une prime conséquente. C’est ce que je ferai en tout cas, puisque je ne suis pas riche et que j’ai besoin de payer PAS TROP CHER. C’est le principe adopté par plusieurs plateformes de recherche de freelances (mêmes américaines) du genre Elance.

    Connaissant le niveau des prix en Afrique, on peut très bien savoir ce qu’il est correcte de payer pour un article de qualité. Même chose pour la France. Il faut que les uns et les autres fassent un effort d’intégrité.

    De plus en plus d’entreprises, quoique françaises, désertent le marché du travail, car trop de charges à supporter pour les travailleurs, car des coûts beaucoup trop élevés.

    Pour résumer, c’est une question d’intégrité tout d’abord, et ensuite de cherté. Quelle est la principale solution? L’intégrité des demandeurs/clients, l’intégrité des offreurs/rédacteurs (trop d’exigences, trop de syndics, trop de « j’ai droit à »). Ceci, afin que l’offre et la demande s’équilibrent…dans l’honnêteté!

    Personnellement, je n’aimerais pas que mon site soit rempli d’excellents articles tout en sachant que celui qui les a écrits m’en veut, qu’il se sent arnaqué, dépouillé, lésé et j’en passe. Mieux vaut éviter ça.

    Aussi, je trouve qu’il n’y a rien de mal à engager des africains si on les paie convenablement. On a besoin du boulot ici aussi.

    Pour finir, français (clients comme rédacteurs) Aimez vos compatriotes français, Aidez-les!!!

  8. Camaraaaades, syndiquons-nous! aurait pu dire le philosophe Coluche.
    Sérieusement, cet article met encore le doigt là où ça fait mal: le portefeuille des rédacteurs. Le problème de ce métier (si nouveau qu’on hésite encore à parler de « métier », et pourtant…), c’est que même s’il existe l’excellent baromètre annuel des tarifs, rien n’est vraiment officiel et chacun continue de faire ce qu’il veut, ou plutôt comme il peut. Comme beaucoup d’entre nous j’ai dû accepter des tarifs très bas pour pouvoir commencer, même si je comprends tout à fait que ce n’est pas une bonne tactique, c’est parfois la seule solution que l’on trouve pour mettre « le pied dans la porte ». Il est difficile d’avoir du recul sur son propre travail, même si cela représente objectivement du temps de travail, des recherches et de la mise en forme auxquels s’ajoutent un style, un ton, une plume et une faculté d’adaptation qui sont bien plus subjectifs. Et comment arriver à donner de la valeur à son travail (et aussi à progresser) lorsque l’on n’a, la plupart du temps, aucun retour de la part de certains clients qui estiment que lorsqu’ils ont payés ils ont tout fait et tout dit?

    1. Excellent :D
      Et sérieusement également : ce commentaire soulève en fait un point : dans le domaine de la rédaction, c’est effectivement chacun pour soi et après moi le déluge… La faute sans doute à un « métier » ultra-concurrentiel et aux contours pas réellement définis : n’importe qui peut s’intituler « rédacteur web » aujourd’hui. Je suis d’ailleurs moi-même peut-être n’importe qui !
      Sinon, je suis d’accord pour ce qui concerne le manque de retour des clients. Et ce manque de retour est encore plus criant sur les plateformes de rédaction. Soyons honnêtes : j’ai moi aussi accepté de travailler pour des prix très très très bas à mes débuts. Ceci avant de me rendre compte que la rémunération que j’en tirais ne payait même pas mes faux frais. Et qu’en prime, au vu des demandes quelques fois totalement loufoques (des textes de 250 mots avec 15 fois le même mot clé par exemple), je n’allais ni progresser dans la rédaction, ni y trouver une quelconque expérience formatrice.
      Quant à en attendre une ouverture menant à des travaux plus rémunérés (à leur juste valeur), c’est un énorme leurre : les plateformes ne sont pas faites pour cela et d’ailleurs clients et rédacteurs n’ont normalement pas le droit de s’échanger leurs coordonnées pour traiter en direct.
      Tant qu’à chercher une expérience, il vaut mieux proposer ses services aux agences de comm. : ce sont de véritables professionnels qui peuvent conseiller mais aussi reprendre et commenter les textes de façon professionnelle (et ils le font). C’est beaucoup plus formateur et toujours mieux rémunéré.
      Mais cela, on s’en rend compte plus tard… avec l’expérience.

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